Regard sur les Lauréats du VIF
Aurélien Voldoire

Lauréat du Grand Concours 2022, Aurélien Voldoire est un photographe passionné depuis 2010. dont l’œil s’est affiné au gré de ses nombreux voyages, notamment aux États-Unis. Il explore les thèmes du vide, de l’espace-temps fugace et de l’état de transition dans une atmosphère contemplative et intemporelle. Ses œuvres, exposées dans des festivals prestigieux tels que Nikon, Arles, Lensculture, Libération, et Px3, ainsi que dans diverses galeries, témoignent de son talent. Parallèlement à sa carrière d’ingénieur de recherche au CHU de Bordeaux, Aurélien a mené un travail d’auteur amateur, avant de diversifier ses activités photographiques en 2021 en réalisant des prestations dans le domaine viticole. Son style, caractérisé par la profondeur de champ, le flou, et l’utilisation d’un Leica à focale fixe de 28mm, capte des moments fragiles et poétiques, transformant la réalité en une fiction évocatrice de paysages nouveaux. Aurélien accorde une attention particulière aux rapports entre les images et à la cohérence de ses séries, créant ainsi des palettes lumineuses qui évoquent les heures d’une journée d’été jusqu’à la tombée de la nuit.

    Depuis votre victoire au Grand Concours du VIF il y a deux ans,comment votre carrière a-t-elle évolué ?

    Le Grand concours du VIF est un tremplin formidable lorsque l’on est photographe amateur comme je l’étais et que l’on souhaite progresser et avancer dans le monde de la photographie.Depuis mon passage au VIF, j’ai eu l’opportunité d’exposer dansdifférents lieux et d’être publié dans des revues spécialisées françaises ou étrangères. D’ailleurs, les caisses américaines exposées dans le cadre du VIF me servent encore de support de communication pour différents évènements photographiques. Je suis toujours aussi émerveillé de la qualité de ces tirages.

    Côté actualité, j’ai sorti récemment mon premier livre « Les cheveux longs ». Je participe également à une exposition collective à Athènes jusqu’à fin juin. Enfin, une belle collaboration avec le magasin Panajou à Bordeaux et Leica est prévue pour cette fin d’année. N’hésitez pas à me rejoindre sur Instagram (@aurelien_voldoire_photographe) pour suivre mon travail.

    Avez-vous reçu de nouvelles opportunités ou collaborations grâce à cela ?

    Être lauréat du VIF donne des ailes pour candidater ou collaborer avec de nouveaux acteurs. Une confiance née d’une reconnaissance de son travail photographique par un jury professionnel. Les opportunités sont nombreuses. J’ai notamment la chance de collaborerrégulièrement pour une revue spécialisée dans le domaine de la photo et j’assure maintenant de nombreuses prestations privées pour les propriétés viticoles, habitant proche de Saint-Emilion. Un agenda bien rempli.

    Quels sont les projets ou réalisations dont vous êtes le plus fier depuis votre consécration au Grand concours ?

    Même si cela a été un investissement considérable, l’édition de mon premier livre « Les cheveux longs » est une étape importante dans mon cheminement photographique.
    Parmi les nombreux lots proposés par le VIF, une aide à la réalisation d’un ouvrage était décernée. Cela a été l’occasion pour moi d’échanger avec des personnes formidables (merci à Franck Nemni, Nikos Aliagas et Gérald Vidamment) sans qui je n’aurais pu mener ce projet à bien.

    Comment décririez-vous l’évolution de votre style et de votre approche photographique depuis votre victoire ? Y a-t-il des thèmes ou des techniques que vous explorez davantage maintenant ?

    ÉMa série « ÉTE » rebaptisée depuis « Les cheveux longs », titre également de mon ouvrage, est le début d’un travail au long cours. Avec le temps, j’essaie de proposer, d’aller au-delà d’une simple réflexion de photos de famille en jouant notamment sur la profondeur de champ, le flou, la couleur ou le noir et blanc, le contre-jour. Je travaille la plupart du temps en mode manuel. Cela peut être un peu rebutant au début mais tellement riche en créativité. Il y a enfin une dimension plus profonde à tout cela : photographier ses enfants, c’est aussi photographier sa propre vie : celle que l’on peut vivre enfant puis en tant que père.Avec la pratique, on gagne en maturité et c’est ainsi que se dessine la suite du projet « les cheveux longs ». Un nouveau travail, dans la continuité du premier, intitulé : « Chemin faisant », sera à découvrir prochainement.

    Quels conseils donneriez-vous aux photographes qui souhaitent participer  au Grand Concours du VIF 2025 ? Y a-t-il des leçons spécifiques que vous avez apprises et que vous aimeriez partager ?

    Proposer et partager son travail est très enrichissant. Le VIF est l’un  des plus beaux festivals que je connaisse en France. Le Grand Concours offre la possibilité à 15 lauréats de présenter leurs travaux, de se professionnaliser sérieusement (près de 40000€ de lots sur l’édition 2022) et d’avoir des opportunités exceptionnelles de rencontres avec lepublic, de côtoyer des invités prestigieux. Soumettre son travail force à comprendre, analyser son approche photographique. Tout le monde peut (doit) tenter sa chance.

    Si vous souhaitez en savoir plus sur le travail d’Aurélien, nous vous recommandons vivement son livreLes Cheveux Longs



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