korganow

par | 20 Oct, 2020

Deux anciens membres du jury du VIF se rencontrent pour nous offrir une vision inédite de la danse contemporaine.

Nathalie Atlan-Landaburu, de la Galerie Hegoa et membre du jury du VIF 2019, met à l’honneur le photographe passionné Grégoire Korganow, membre du jury 2015, connu et reconnu pour ses images engagées et sensibles comme la série “Père et fils” et celle sur l’univers carcéral. L’artiste présente à la galerie Hegoa depuis le 19 septembre et jusqu’au 21 novembre une sélection de photos  inédites issues de son travail sur la danse intitulée “Corps à l’oeuvre” et regroupées en trois séries :

“Sortie de scène” : portraits de danseurs pris dans l’intimité de leurs corps relâchés juste après l’effort de leur performance. Série réalisée avec le festival Montpellier Danse.

Temps de rêve” : images de danseurs réalisées à partir de récits de rêves de pensionnaires de maison de retraite.

L’instant d’avant ”: photos d’avant-scène d’artistes du Conservatoire National Supérieur de la Musique et de la Danse de Paris, créés pour le Théâtre National de Chaillot. L’une d’entres elles, intitulée “Lever de rideau”, a été sélectionnée comme photo de couverture du programme de la saison 2020/2021 du théâtre.

korganow
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A travers l’exposition, Grégoire Korganow nous transporte dans le monde de la danse contemporaine sous un angle nouveau et original. Il nous fait partager des temps cachés et inconnus. L’émotion des visages, les sensations et la mouvance de ces corps de danseurs captés dans des instants hors de leur représentation habituelle nous touche en plein cœur. On quitte la galerie les yeux remplis de couleurs contrastées et encore imprégnés de l’expression communicative des regards et postures de ces artistes. Un moment privilégié.

A cette occasion, nous avons pu recueillir le ressenti de Nathalie ATLAN-LANDABURU et connaître plus en détails l’histoire de cette exposition.

VIF : Vous exposez depuis le 19 septembre des photos inédites de Grégoire KORGANOW, exposition  intitulée “Corps à l’œuvre ». Qu’est-ce qui vous a décidé à faire cette exposition ?

N A-L :  Je m’intéresse personnellement au travail de Grégoire KORGANOW depuis des années, notamment à sa série sur la « prison » présentée à la MEP ou celle de « père et fils ». Je n’avais pas fait la démarche jusqu’à lui en qualité de galeriste.

 

J’ai fait la connaissance de sa compagne (et aussi son agent) Mélanie ROGER lors d’une réunion organisée par « Les Filles de la Photo » à Arles en 2019. C’est elle qui m’a fait découvrir l’ensemble de son travail sur la danse. Ensuite, nous nous sommes enfin rencontrés et avons commencé à réfléchir à une collaboration. Je suis très fière d’exposer ses images, notamment les toutes dernières réalisées à Chaillot avec les jeunes danseurs du Centre National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.

VIF : Comment s’est passée la sélection de ces photos encore jamais montrées ?

N A-L : Comme pour chaque sélection, je prévois les images avec l’auteur. Il nous est tout de suite apparu évident de rassembler pour la première fois les 3 séries sur la danse. Nous avons choisi les images les plus représentatives de son travail et les plus adaptées aux amateurs de la galerie HEGOA.

hegoa

Exposition « Corps à l’œuvre » de Grégoire Korganow à la galerie HEGOA

VIF : Est-ce une première pour vous que d’exposer des photos sur la danse ?

N A-L : La ligne de la galerie tourne autour de 3 thèmes : les cultures, la nature et le corps. Dans ce dernier thème, j’ai exposé le magnifique travail de Ludovic FLORENT dont les images de danseuses au corps nu et voilé par une poussière d’étoiles a fait le tour du web ! Puis j’ai présenté les images en noir en blanc de Laurent LAURENDEAU, produites à la suite d’une résidence auprès de danseurs à Montpellier. Un travail très sensible pour ce photoreporter reconnu par deux word press photo awards. J’aime bien sûr la danse mais je sélectionne des artistes qui ont un regard original, comme Grégoire KORGANOW, au-delà du beau geste.

VIF : Grégoire KORGANOW et vous-même avez participé comme membre du jury au VIF. Avez-vous parlé ensemble de cette expérience commune ?

N A-L : Malheureusement non car nous étions trop occupés à peaufiner les détails de l’exposition ! Mais cela me touche que nous ayons partagé cette magnifique expérience du VIF et que vous nous ayez choisis tous les deux.

VIF : Cette exposition s’achève le 21 novembre. Quelle sera la prochaine ?

N A-L : Je présenterai les images délicates de Jean-Michel LENOIR sur le thème de la nature en hiver et de son manteau blanc. Sa série « Evanescence » est le fruit d’une longue quête à travers l’Europe du Nord, couronnée par un livre paru chez Ramsay. Mais je n’en dis pas plus. Laissons encore un peu de mystère …

VIF : Comme beaucoup d’autres secteurs, celui de la culture vit des moments difficiles depuis le mois de mars. Comment gérez-vous cette période et quels sont vos modes d’adaptation ?

N A-L : J’ai la chance d’animer une résidence d’artistes dans le Vendômois, lieu de rencontres et d’échanges pour les artistes qui nous galvanise. A l’intérieur de cette résidence, une galerie éphémère draine de nombreux amateurs et collectionneurs dans une ambiance positive, loin des foyers ardents du COVID. Notre exposition en septembre dernier a été un véritable succès. A Paris, les clients se font rares en galerie à cause des contraintes sanitaires. Depuis le confinement, nous concentrons nos efforts sur internet. Grâce aux réseaux sociaux, à notre site internet (www.galeriehegoa.com), à la boutique en ligne (https://boutique.galeriehegoa.com) et au référencement sur Google, nous maintenons la visibilité des artistes et le lien avec nos collectionneurs. Les visites sont moins nombreuses mais plus ciblées et les amateurs ont souvent fait leur choix avant de venir en galerie.

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par | 20 Oct, 2020

Deux anciens membres du jury du VIF se rencontrent pour nous offrir une vision inédite de la danse contemporaine.

Nathalie Atlan-Landaburu, de la Galerie Hegoa et membre du jury du VIF 2019, met à l’honneur le photographe passionné Grégoire Korganow, membre du jury 2015, connu et reconnu pour ses images engagées et sensibles comme la série “Père et fils” et celle sur l’univers carcéral. L’artiste présente à la galerie Hegoa depuis le 19 septembre et jusqu’au 21 novembre une sélection de photos  inédites issues de son travail sur la danse intitulée “Corps à l’oeuvre” et regroupées en trois séries :

“Sortie de scène” : portraits de danseurs pris dans l’intimité de leurs corps relâchés juste après l’effort de leur performance. Série réalisée avec le festival Montpellier Danse.

Temps de rêve” : images de danseurs réalisées à partir de récits de rêves de pensionnaires de maison de retraite.

L’instant d’avant ”: photos d’avant-scène d’artistes du Conservatoire National Supérieur de la Musique et de la Danse de Paris, créés pour le Théâtre National de Chaillot. L’une d’entres elles, intitulée “Lever de rideau”, a été sélectionnée comme photo de couverture du programme de la saison 2020/2021 du théâtre.

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A travers l’exposition, Grégoire Korganow nous transporte dans le monde de la danse contemporaine sous un angle nouveau et original. Il nous fait partager des temps cachés et inconnus. L’émotion des visages, les sensations et la mouvance de ces corps de danseurs captés dans des instants hors de leur représentation habituelle nous touche en plein cœur. On quitte la galerie les yeux remplis de couleurs contrastées et encore imprégnés de l’expression communicative des regards et postures de ces artistes. Un moment privilégié.

A cette occasion, nous avons pu recueillir le ressenti de Nathalie ATLAN-LANDABURU et connaître plus en détails l’histoire de cette exposition.

VIF : Vous exposez depuis le 19 septembre des photos inédites de Grégoire KORGANOW, exposition  intitulée “Corps à l’œuvre ». Qu’est-ce qui vous a décidé à faire cette exposition ?

N A-L :  Je m’intéresse personnellement au travail de Grégoire KORGANOW depuis des années, notamment à sa série sur la « prison » présentée à la MEP ou celle de « père et fils ». Je n’avais pas fait la démarche jusqu’à lui en qualité de galeriste.

 

J’ai fait la connaissance de sa compagne (et aussi son agent) Mélanie ROGER lors d’une réunion organisée par « Les Filles de la Photo » à Arles en 2019. C’est elle qui m’a fait découvrir l’ensemble de son travail sur la danse. Ensuite, nous nous sommes enfin rencontrés et avons commencé à réfléchir à une collaboration. Je suis très fière d’exposer ses images, notamment les toutes dernières réalisées à Chaillot avec les jeunes danseurs du Centre National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.

VIF : Comment s’est passée la sélection de ces photos encore jamais montrées ?

N A-L : Comme pour chaque sélection, je prévois les images avec l’auteur. Il nous est tout de suite apparu évident de rassembler pour la première fois les 3 séries sur la danse. Nous avons choisi les images les plus représentatives de son travail et les plus adaptées aux amateurs de la galerie HEGOA.

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Exposition « Corps à l’œuvre » de Grégoire Korganow à la galerie HEGOA

VIF : Est-ce une première pour vous que d’exposer des photos sur la danse ?

N A-L : La ligne de la galerie tourne autour de 3 thèmes : les cultures, la nature et le corps. Dans ce dernier thème, j’ai exposé le magnifique travail de Ludovic FLORENT dont les images de danseuses au corps nu et voilé par une poussière d’étoiles a fait le tour du web ! Puis j’ai présenté les images en noir en blanc de Laurent LAURENDEAU, produites à la suite d’une résidence auprès de danseurs à Montpellier. Un travail très sensible pour ce photoreporter reconnu par deux word press photo awards. J’aime bien sûr la danse mais je sélectionne des artistes qui ont un regard original, comme Grégoire KORGANOW, au-delà du beau geste.

VIF : Grégoire KORGANOW et vous-même avez participé comme membre du jury au VIF. Avez-vous parlé ensemble de cette expérience commune ?

N A-L : Malheureusement non car nous étions trop occupés à peaufiner les détails de l’exposition ! Mais cela me touche que nous ayons partagé cette magnifique expérience du VIF et que vous nous ayez choisis tous les deux.

VIF : Cette exposition s’achève le 21 novembre. Quelle sera la prochaine ?

N A-L : Je présenterai les images délicates de Jean-Michel LENOIR sur le thème de la nature en hiver et de son manteau blanc. Sa série « Evanescence » est le fruit d’une longue quête à travers l’Europe du Nord, couronnée par un livre paru chez Ramsay. Mais je n’en dis pas plus. Laissons encore un peu de mystère …

VIF : Comme beaucoup d’autres secteurs, celui de la culture vit des moments difficiles depuis le mois de mars. Comment gérez-vous cette période et quels sont vos modes d’adaptation ?

N A-L : J’ai la chance d’animer une résidence d’artistes dans le Vendômois, lieu de rencontres et d’échanges pour les artistes qui nous galvanise. A l’intérieur de cette résidence, une galerie éphémère draine de nombreux amateurs et collectionneurs dans une ambiance positive, loin des foyers ardents du COVID. Notre exposition en septembre dernier a été un véritable succès. A Paris, les clients se font rares en galerie à cause des contraintes sanitaires. Depuis le confinement, nous concentrons nos efforts sur internet. Grâce aux réseaux sociaux, à notre site internet (www.galeriehegoa.com), à la boutique en ligne (https://boutique.galeriehegoa.com) et au référencement sur Google, nous maintenons la visibilité des artistes et le lien avec nos collectionneurs. Les visites sont moins nombreuses mais plus ciblées et les amateurs ont souvent fait leur choix avant de venir en galerie.

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