par | 22 Mar 2019

VIF: Parlez-nous un peu de vous. Vous avez dit avoir voulu être peintre et l’êtes devenu, à travers le Matte Painting. Racontez – nous votre parcours.
JEAN-MARIE VIVES : J’ai commencé l’école d’art à l’âge de 14 ans et je suis parti 6 ans plus tard en tant qu’illustrateur. En sortant de l’école des Métiers d’Art, mon ambition était en réalité de devenir peintre, d’exposer dans des galeries.
Ce sont simplement des occasions aléatoires et des réunions qui m’ont éloigné de la carrière initiale que j’avais imaginée. Après mes études, j’ai commencé à travailler comme illustrateur. La France étant un pays plus littéraire que visuel, l’illustration n’était pas le meilleur moyen de gagner sa vie. Débuter une carrière de peintre allait s’avérer très compliqué.
Une combinaison de circonstances, au cours d’une exposition d’illustrations à laquelle je participais, m’a donné l’occasion de rencontrer des gens travaillant dans le cinéma. 

VIF: Parlez-nous un peu de vous. Vous avez dit avoir voulu être peintre et l’êtes devenu, à travers le Matte Painting. Racontez – nous votre parcours.
JEAN-MARIE VIVES : J’ai commencé l’école d’art à l’âge de 14 ans et je suis parti 6 ans plus tard en tant qu’illustrateur. En sortant de l’école des Métiers d’Art, mon ambition était en réalité de devenir peintre, d’exposer dans des galeries.
Ce sont simplement des occasions aléatoires et des réunions qui m’ont éloigné de la carrière initiale que j’avais imaginée. Après mes études, j’ai commencé à travailler comme illustrateur. La France étant un pays plus littéraire que visuel, l’illustration n’était pas le meilleur moyen de gagner sa vie. Débuter une carrière de peintre allait s’avérer très compliqué.
Une combinaison de circonstances, au cours d’une exposition d’illustrations à laquelle je participais, m’a donné l’occasion de rencontrer des gens travaillant dans le cinéma.

N’ayant rien à perdre, je les ai suivis et j’ai commencé à peindre sur du verre. Je suis donc devenu peintre, mais pour le cinéma ! En 1979, j’ai commencé par des glass paintings (décor peint sur verre et filmé en même temps que le « live ») pour le film La vie est un roman d’Alain Resnais puis j’ai fait des mattes paintings en post production trichrome pour le film Sans peur et sans reproche de Gérard Jugnot. Ensuite, j’ai acheté mon premier ordinateur  en 1989 et ne suis jamais revenu à la peinture traditionnelle.  Je n’ai jamais suivi de projet de carrière et je me suis toujours laissé porter par le vent. Le cinéma et en particulier le matte painting, m’ont appris à perfectionner mes techniques de peinture mais aussi, avec les années et au contact de chef opérateurs, mon métier de photographe et de faiseur d’images.

Film: Alien 

VIF : Des expériences, des films qui vous ont marqués ?
J-M VIVES : Des films comme Alien, ou La Cité des enfants perdus laissent forcément des traces, bonnes et mauvaises, mais aussi de satisfactions après coup quand vous revisionnez ces films et que les souvenirs remontent à la surface.
J’ai un beau souvenir de cinéma, à Rome. J’ai toujours été un fou de Fellini, je me trouvais par hasard sur un plateau voisin du tournage de La voce della luna. Pas question de rater Il maestro, je me suis approché et un assistant m’a ordonné d’entrer dans le champ. J’aurais donc été figurant pour Fellini !

VIF : Qu’en est-il aujourd’hui du Matte Painting ?
J-M VIVES : Je ne sais pas si à l’heure actuelle, il faut encore utiliser le terme Matte painting dans son sens classique, je parlerais plutôt de décor numérique, tant maintenant l’image de synthèse a pris possession des effets spéciaux, des décors virtuels, des cataclysmes et destructions en tous genres, des explosions, des personnages humains, des animaux, monstrueux, voire la totalité des éléments que constitue une image cinématographique.

VIF : Vous avez de nouveaux projets ?
J-M VIVES : Je me nourris encore d’ordinateur car je continue mon métier de faiseur d’images notamment à travers la publicité, secteur dans lequel j’officie depuis 2002. Je ne me considère pas complètement photographe, je réserve ce terme à ceux qui travaillent dans le réel sans manipulation ou compléments fabriqués. Mon projet actuel se situe dans la création. Depuis 2 ans, je suis investi dans la transformation de mon ancien atelier de peinture et de prise de vue en galerie qui a pour nom Manjari&Partners où j’accueille les œuvres de mes amis artistes. Et je me suis gardé un petit coin ou je peux maintenant être peintre à part entière…

Film: La cité des enfants perdus

VIF : Revenons plus précisément au VIF : pouvez-vous nous donner quelques détails sur la conférence que vous allez y donner ?
J-M VIVES : Dans ma conférence, je vais d’abord expliquer ce qu’est le Matte Painting et parler de son histoire avec des vidéos à l’appui. Je vais aussi me présenter, dire comment je suis devenu matte painter, parler de ma carrière et je ferai une présentation de Watchout.
Par ailleurs, je vais proposer de faire un travail sous Photoshop avec décorticage d’une image. Pour finir, il y aura une présentation d’un florilège de mes images et je serai ravi de répondre aux questions de l’auditoire !

VIF : Une phrase pour le VIF ?
J-M VIVES : Le VIF est un Festival que j’apprécie beaucoup!

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Interview réalisée par Sophie OSSEDAT

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Interview réalisée par Sophie OSSEDAT

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