huet_daguerre

L’inventeur du Daguerréotype probablement auteur du premier portrait photographique.

1837 : A Paris, Louis DAGUERRE poursuit ses recherches sur les procédés de fixation de l’image qu’il a entamé avec Nicéphore NIEPCE, lequel est brusquement décédé 4 ans plus tôt. Après l’utilisation du mercure qui permet de passer de plusieurs heures de pose à une dizaine de minutes, il découvre cette même année l’apport du sel marin ajouté en grande quantité dans l’eau chaude  et parvient ainsi à fixer l’image. Le Daguerréotype est né mais n’est officiellement entériné par l’Académie des Sciences qu’en janvier 1839.

1838 : Toujours à Paris, Louis DAGUERRE prend en photo le “Boulevard du Temple “, image qui fait toujours référence pour son ancienneté mais aussi parce qu’y apparaît pour la première fois la silhouette d’un homme debout.

portrait_huet

Fin du 20e siècle : Sur le marché aux puces de Vanves, M. Marc PAGNEUX découvre un daguerréotype qui représente un homme de face et de près. Derrière le deuxième cadre est écrit : “M. HUET – 1837” suivi des premières lettres du nom de DAGUERRE, écriture authentifiée par Jacques ROQUENCOURT, spécialiste de l’inventeur.
Mais le doute entraîne une bataille d’experts. Comment ce portrait a-t-il pu être fait deux ans avant l’annonce officielle? Comment est-ce possible avec la technique de l’époque? Trois éléments répondent à ces questions.

D’abord, le contexte. A cette époque, DAGUERRE prend des photos de fossiles au sein du Muséum d’Histoire Naturelle qui se trouvent dans un pièce puissamment éclairée par une fenêtre en plein soleil. Or travaille dans ce lieu Constant HUET, illustrateur comme toute sa famille depuis 4 générations pour l’institution, et sert de modèle à DAGUERRE. Par ailleurs, ce dernier adresse un courrier au fils de NIEPCE en janvier 1838 dans lequel il écrit avoir réalisé des essais de portraits “dont un assez réussi mais il faut pour réussir complètement que je fasse l’appareil complet”. Or, DAGUERRE ne mettra jamais au point cet appareil et renonce à la commercialisation des portraits car à cette époque, l’inventeur rencontre des difficultés financières et préfère céder son invention à l’Etat français contre une rente annuelle… A cela s’ajoute la brouille qui survient entre lui et Constant HUET. L’illustrateur, qui craignait la concurrence du procédé mécanique de la photo pour les illustrateurs et graveurs, fera en 1840 une caricature de l’inventeur sous forme de mangeur de pierre…

Enfin, pour valider l’aspect technique, Jacques ROQUENCOURT a réalisé des portraits en utilisant une réplique de l’optique achromatique 6 pouces inventée en 1832 par DAGUERRE ainsi qu’un objectif retourné. Il a alors obtenu un résultat conforme aux rapports géométriques du portrait de M. HUET.

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L’inventeur du Daguerréotype probablement auteur du premier portrait photographique.

1837 : A Paris, Louis DAGUERRE poursuit ses recherches sur les procédés de fixation de l’image qu’il a entamé avec Nicéphore NIEPCE, lequel est brusquement décédé 4 ans plus tôt. Après l’utilisation du mercure qui permet de passer de plusieurs heures de pose à une dizaine de minutes, il découvre cette même année l’apport du sel marin ajouté en grande quantité dans l’eau chaude  et parvient ainsi à fixer l’image. Le Daguerréotype est né mais n’est officiellement entériné par l’Académie des Sciences qu’en janvier 1839.

1838 : Toujours à Paris, Louis DAGUERRE prend en photo le “Boulevard du Temple “, image qui fait toujours référence pour son ancienneté mais aussi parce qu’y apparaît pour la première fois la silhouette d’un homme debout.

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Fin du 20e siècle : Sur le marché aux puces de Vanves, M. Marc PAGNEUX découvre un daguerréotype qui représente un homme de face et de près. Derrière le deuxième cadre est écrit : “M. HUET – 1837” suivi des premières lettres du nom de DAGUERRE, écriture authentifiée par Jacques ROQUENCOURT, spécialiste de l’inventeur.
Mais le doute entraîne une bataille d’experts. Comment ce portrait a-t-il pu être fait deux ans avant l’annonce officielle? Comment est-ce possible avec la technique de l’époque? Trois éléments répondent à ces questions.

D’abord, le contexte. A cette époque, DAGUERRE prend des photos de fossiles au sein du Muséum d’Histoire Naturelle qui se trouvent dans un pièce puissamment éclairée par une fenêtre en plein soleil. Or travaille dans ce lieu Constant HUET, illustrateur comme toute sa famille depuis 4 générations pour l’institution, et sert de modèle à DAGUERRE. Par ailleurs, ce dernier adresse un courrier au fils de NIEPCE en janvier 1838 dans lequel il écrit avoir réalisé des essais de portraits “dont un assez réussi mais il faut pour réussir complètement que je fasse l’appareil complet”. Or, DAGUERRE ne mettra jamais au point cet appareil et renonce à la commercialisation des portraits car à cette époque, l’inventeur rencontre des difficultés financières et préfère céder son invention à l’Etat français contre une rente annuelle… A cela s’ajoute la brouille qui survient entre lui et Constant HUET. L’illustrateur, qui craignait la concurrence du procédé mécanique de la photo pour les illustrateurs et graveurs, fera en 1840 une caricature de l’inventeur sous forme de mangeur de pierre…

Enfin, pour valider l’aspect technique, Jacques ROQUENCOURT a réalisé des portraits en utilisant une réplique de l’optique achromatique 6 pouces inventée en 1832 par DAGUERRE ainsi qu’un objectif retourné. Il a alors obtenu un résultat conforme aux rapports géométriques du portrait de M. HUET.

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